dimanche 20 août 2017

Petits secrets, grands mensonges

Résumé : 

Jane, mère célibataire, vient d’emménager à Sydney avec son petit garçon et un secret qui est le sien depuis cinq ans. Le jour de la rentrée scolaire, elle rencontre Madeline, un personnage haut en couleur avec lequel il faut compter – elle se souvient de tout et ne pardonne jamais – et Céleste, une femme à la beauté époustouflante mais qui, paradoxalement, est toujours mal à l’aise. Elles prennent toutes deux Jane sous leur aile, en faisant attention de dissimuler leurs propres secrets. Cependant, quand un simple incident impliquant les enfants de chacune des trois femmes survient à l’école, les choses s’enveniment : les commérages vont bon train, les rumeurs empoisonnées se propagent jusqu’au point où il est impossible de démêler le vrai du faux.

Mon avis : 

Petits secrets, grands mensonges est ma première rencontre avec Liane Moriarty. J'ai pourtant Le secret du mari dans ma PAL depuis un petit moment mais je n'ai pas encore trouvé l'occasion de l'en sortir. Et puis c'est Petits secrets, grands mensonges, que j'avais envie de lire en premier, car je voulais voir son adaptation en parallèle de ma lecture.

Il m'a fallu un peu de temps pour m'habituer et rentrer vraiment dans l'histoire. On a affaire a trois femmes vraiment particulières avec lesquelles il est difficile de s'identifier. "Tout le monde rêvait d'être riche et beau, mais ceux qui l'étaient réellement se devaient de faire comme s'ils n'avaient rien de plus que les autres. Quel drôle de monde que le nôtre !"
La construction du roman est elle aussi bien singulière, puisque chaque chapitre se termine par un interrogatoire de police de personnes qui ont côtoyaient nos trois héroïnes. On sait donc dès le départ qu'un crime a eu lieu mais on ne sait pas quand, ou, qui et par qui. "Inspecteur Adrian Quilam : A ce stade, nous n'avons procédé à aucune arrestation mais ce que je peux vous dire, c'est que nous sommes convaincus d'avoir déjà interrogé la ou les personnes impliquées.
Stu : Je crois que personne n'a la moindre idée de qui a fait quoi. Pas même la police.
"
Chaque chapitre alterne également le point de fou de nos trois personnages, il faut donc doucement se familiariser avec elles pour bien comprendre la suite.

Si il est difficile de rentrer dans le roman, un fois fait, il est impossible de le relâcher tant on est captivé. Le suspense monte progressivement et l'on commence a soupçonner tout le monde. Jane arrive dans une petite ville avec son fils et se lit d'amitié avec Céleste et Madeline. On se rend vite compte que derrière les apparences de familles unies se cachent bien des secrets. Toutes les trois vont très vite avoir des mobiles de meurtres. La tension monte d'un cran quand le fils de Jane est accusé par de maltraitance sur une petite fille de son école. Très vite nos mamans s'en mêle et tous les adultes commencent à régler leurs comptes. "Il parait que c'est mieux de pardonner, mais je ne sais pas, je l'aime bien, moi, ma rancœur. J'en prend soin comme d'une plante."

J'ai été conquise par le roman et son adaptation a la télé est également une réussite. Il faut dire qu'avec un tel casting, ça ne pouvait qu'être bien : Nicole Kidman, Reese Witherspoon et Shailene Woodley. 

Reese Witherspoon remporte pour moi le meilleur rôle, je l'ai trouvé excellente. Chapeau, malgré tout à Nicole Kidman, qui avait sans doute le rôle le plus difficile à jouer.

En plus du roman, la série vaut le détour à cause des paysages magnifiques de Californie !

J'ai été conquise aussi bien par le livre que la série et je pense que Le secret du mari, ne devrait pas rester très longtemps dans ma PAL.

Lu dans le cadre du challenge :
- Challenge de l'été

Vague à l'âme au Botswana

Résumé :

Mma Ramotswe, unique femme détective du Botswana, a du souci à se faire. Les finances de l'Agence n°1 des Dames Détectives et le moral de son fiancé, Mr J. L. B. Matekoni, sont au plus bas. Sans compter cette enquête pour le moins délicate qu'elle doit mener loin de Gaborone dans la famille d'un membre du gouvernement ! Heureusement, la très efficace Mma Makutsi, secrétaire émérite de l'Agence et assistante détective, prend les choses en main. Promue directrice par intérim du garage de Mr J. L. B. Matekoni, elle remet tout en ordre, dirige les apprentis à la baguette et trouve encore le temps de faire son travail de détective dans le milieu trouble et superficiel des concours de beauté. Au Botswana, lorsque les femmes s'en mêlent, tout finit par s'arranger !

Mon avis : 

Quel bonheur de retrouver Mma Ramotswe et ses enquêtes dans ce troisième tome de la saga. Ici les enquêtes arrivent que tardivement et ce roman est plus accès sur le couple Mma Ramotswe et Mr J. L. B. Matekoni. Malgré ça, j'ai dévoré ce tome d'une traite lors d'un voyage en train.

Le couple de fiancés fait faite a des difficultés avant leur mariage : Mma Ramotswe, se rend compte que son agence n'est pas assez rentable et envisage de s'installer dans les locaux du garage de son futur mari, tandis que Mr J. L. B. Matekoni, souffre de dépression et délaisse son garage. Heureusement Mma Makutsi, va prendre le taureau par les cornes et faire tourner les deux entreprises avec brio. 

Coté enquêtes, je les ai beaucoup aimé même si elles assez simples et ont été un peu vite résolues. Mma Ramotswe est chargé par un homme d'Etat d'enquêter dans sa famille car il soupçonne sa belle-sœur de vouloir empoisonné son frère, tandis que Mma Makutsi, va devoir s'assurer que les quatre finalistes d'un concours de beauté sont irréprochables.
""Bon, les hommes du Botswana aiment les jolies femmes. Ils ne cessent de les regarder même lorsqu'ils prennent de l'âge, et de se dire : "Cette femme est belle", ou"Celle ci est plus jolie que celle-là", etc.
- Ils font la même chose avec le bétail, fit remarquer Mma Makutsi. Ils disent: "Cette vache-là est bonne" et "Celle-ci est moins bonne."Le bétail. Les femmes . C'est la même chose pour les hommes.
Mr. Pulani lui jeta un regard en biais.
- Peut être, admit-il. C'est une façon de voir les choses. Peut être."

L'écriture de l'auteur est toujours aussi belle, le roman est truffé d'humour et surtout, comme avec les deux tomes précédents, nous avons juste envie de prendre un billet d'avion pour le Botswana. 
"C'était bien d'être africain. certes, il se passait des choses terribles sur ce continent, des choses qui amenaient la honte et le désespoir lorsqu'on les méditait, mais elles n'étaient pas tout. Aussi profondes fussent les souffrances des peuples de l'Afrique, aussi déchirants la cruauté et le chaos apportés par les soldats - de petits garçons auxquels on avait confié des armes, en vérité -, il restait en Afrique d'innombrables sujets de fierté. La bonté humaine, par exemple. Et l'aptitude au sourire. Et l'art et la musique." 

Lu dans le cadre du challenge :
- Challenge de l'été

vendredi 18 août 2017

Des couples

Résumé :

Voici, réédité pour la première fois, le premier recueil de nouvelles de Maurice Leblanc, publié en 1890.
Le jeune écrivain, qui ignorait qu´il deviendrait quinze plus tard le créateur d´Arsène Lupin, s´y montre un disciple de Maupassant particulièrement inspiré, souvent digne de son maître.
On trouvera dans ces textes cinglants un tableau particulièrement vivant de Rouen et du pays de Caux à la fin du XIXe siècle, brossé d´une plume à la fois simple, claire et ironique.
Recueil de sept nouvelles :
- La Fortune de Monsieur Fouque
- Mon amie, Madame Rollet
- Les Époux Dumouchel
- Un amour
- Le Fils aux Duramé
- Roméo et Juliette
- Le Devoir

Mon avis :

C'est la première fois que je lis Maurice Leblanc et je suis conquise. Son écriture n'a pas pris une ride et j'ai dévoré ce recueil de sept nouvelles.

Le recueil s'ouvre sur La Fortune de Monsieur Fouque, ou ce dernier reçoit une lettre anonyme qui lui indique que sa femme à une liaison : "En arrivant à son bureau, M. Fouque aperçut sur la table une lettre à son adresse. Il déchira l’enveloppe et lut :
« Monsieur,
Je vous préviens que votre femme a rendez-vous, chaque mercredi, à trois heures, au carrefour des Ormes, dans la cabane d’un bûcheron. Son complice est un de vos amis, un de vos collègues de cercle. »"
Cette nouvelle ressemble beaucoup a une nouvelle de Maupassant dans le style. Notre couple Fouque est vraiment très drôle.

Ensuite Mon amie, Madame Rollet, nous raconte l'histoire d'un homme qui rencontre une femme :
"Or, un vendredi, cinq ans après la mort de sa femme, des amis de Rouen le retinrent à dîner. Le repas fut très gai, le champagne coula, puis l’on se munit de cigares et l’on alla passer la soirée aux Folies-Bergère…
Il se laissa présenter à une grande blonde, qui s’étalait au fond d’une loge. Celle-là lui plaisait, il n’eut su dire pourquoi, comme vous plaisent certaines femmes ni belles ni laides, chez qui l’on ne remarque rien de particulièrement séduisant, et qui, néanmoins, par quelque sortilège, impuissant sur d’autres, vous attirent et vous gardent une heure, une nuit, des années, la vie entière parfois, sans qu’on puisse s’expliquer la nature de leur charme.
"
Les apparences sont trompeuses et l'on passe un très bon moment.

Les Époux Dumouchel est une nouvelle assez difficile tant notre couple est détestable... On fait la rencontre d'un couple qui n'arrive pas a avoir d'enfant. Après plusieurs prières, leur vœux est exaucé. Seulement, le couple n'est pas prêt a un tel changement de vie. C'est une nouvelle fois une histoire très réussite mais difficile de s'attacher aux protagonistes.
 
Un amour est la nouvelle que j'ai le moins aimé. Elle nous raconte l'histoire d'une femme qui s'ennuie avec son mari. C'est une nouvelle assez basique et qui peine un peu à démarrer. C'est sans doute la moins réussite du recueil.
 
Dans Le Fils aux Duramé, nous faisons la connaissance d'un couple qui vient d'avoir un enfant. Quand un homme arrive chez eux et leur fait une curieuse proposition :
"L’homme s’expliqua rapidement, à phrases courtes et nettes :
- Soyez brefs, je n’ai que peu de temps. J’ai su que vous étiez pauvres, jeunes, bien portants, travailleurs. C’est pourquoi je m’adresse à vous. Vous avez un enfant, voulez-vous du mien ? Voici les conditions : tous les trimestres, à partir d’aujourd’hui, vous irez à Fécamp toucher trois cents francs chez le notaire, Maître Loisel
."
Après lecture, je ne sais toujours pas si j'éprouve de la pitié pour ce couple ou de la colère pour leur réaction.

Roméo et Juliette, c'est une des nouvelles que j'ai préféré. Un acteur avoue ici avoir été condamné a 6 mois de prison. Il revient donc sur sa carrière d'acteur et nous raconte comment il en est arrivé la. "Pensez-vous quelquefois aux sensations que doit éprouver un homme, sur la scène, quand il tient entre ses bras une créature jeune, fraîche, souvent à moitié nue ? Assurément, l’habitude, l’idée qu’on nous observe, et surtout la préoccupation de bien jouer nous rendent d’ordinaire impassibles, mais il est des jours où certains d’entre nous, des passionnés, des nerveux, frissonnent au contact de ce corps s’attachant à leur corps, à la vue de ces lèvres se tendant vers leurs lèvres ?"

Enfin Le devoir ou un homme et une femme se retrouve bien des années après avoir vécu une courte histoire d'amour. "Chabreuil attendait au coin d’une avenue. Lucienne le rejoignait, essoufflée, un battement au cœur. Et ils allaient vers le bois dont les feuilles commençaient à joncher la mousse des sentiers. Ils marchaient à petits pas, appuyés l’un sur l’autre. Sur chaque banc, ils se reposaient. Puis ils continuaient leur route, évoquant le passé, reconstruisant sans trêve ni lassitude l’histoire minutieuse de leurs deux mois d’amour…"

En bref, c'est un excellent recueil de nouvelles, qui sont toutes très bien écrites.  C'est une très belle découverte et je suis ravie de cette lecture.

Lu dans le cadre du challenge de l'été 2017

mercredi 16 août 2017

La communauté du sud, tome 01 : Quand le danger rôde

Résumé :

Les vampires vivent désormais parmi les humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer. Mais la méfiance règne toujours à Bon Temps, petite ville de l'Amérique profonde. L'arrivée de Bill, ténébreux vampire du me siècle va bouleverser la vie de la jeune serveuse télépathe, Sookie, d'autant qu'une vague de crimes s'abat sur la ville.

Mon avis : 

Je n'aime pas dire du mal d'un roman mais la vraiment, c'est mauvais ! Heureusement le livre est court et j'ai péniblement atteint la dernière page !

On fait la connaissance de Sookie qui tombe amoureuse d'un vampire. Autour d'eux une série de meurtres sont commis et la population accuse les vampires d'en êtres responsables. Le scénario pourrait être passable mais l’héroïne est agaçante et horripilante et son vampire est on ne peut plus caricatural. L’écriture et le style ne sont pas très recherché. Heureusement l'intrigue relève un peu le niveau mais la encore, je m'attendais a une superbe fin mais tout est retombé comme un soufflet.....

J'ai essayé de regarder le premier épisode de la série mais je me suis arrêtée a la moitié tant j'ai détesté. Bref, je ne pense pas être le public visé pour ce genre de roman. Je suis contente de m'en être fait une idée mais je ne retenterai pas l'expérience.

Lu dans le cadre des challenges :
- challenge de l'été
- challenge Objectif du mois 

mardi 15 août 2017

Le cercle des plumes assassines

Résumé : 

Dorothy Parker fut l'une des femmes les plus drôles de l'Amérique. Critique, poète, scénariste, elle fut un pilier de la célèbre Table Ronde de l'hôtel Algonquin, où déjeunaient ensemble les plus fins esprits de New York. Dans ce roman qui nous fait revivre les folles années 20, elle devient malgré elle l'héroïne intrépide d'une enquête criminelle. Un matin, Dorothy découvre sous leur table habituelle un inconnu poignardé en plein cœur. Pour compliquer l'affaire, un jeune outsider, venu du Sud, un certain William («Billy») Faulkner, qui rêve de devenir écrivain, va se trouver mêlé à l'histoire. Il est le seul à avoir eu un furtif aperçu du tueur... Mené à un rythme endiablé, ce roman qui allie suspense et humour nous plonge dans l'ambiance de Manhattan à l'époque de la Prohibition. On y croise gangsters notoires, stars de cinéma, légendes littéraires, des personnes réelles côtoyant des êtres de fiction. Jeux de mots, propos acidulés, insultes à peine voilées : les répliques fusent comme des tirs de mitraillette, le tout dans une joyeuse anarchie. J.J. Murphy, admirateur de longue date de Dorothy Parker, a lancé avec ce premier roman une série autour du «cercle vicieux» de l'hôtel Algonquin. Ce roman et le troisième de la série ont été nominés pour le prestigieux prix du polar «Agatha».

Mon avis : 

Ce roman est un vrai petit bijou ! Il se dévore et l'on passe un excellent moment avec Dorothy Parker. Ici elle enfile son costume d’enquêtrice pour retrouver un meurtrier. En effet, sous la table de restaurant habituelle ou elle et ses amis écrivains ont l'habitude de déjeuner, on a retrouver un homme mort poignardé. Ce même jour, elle prend sous son aile un jeune homme qui rêve de devenir écrivain, un certain Faulkner (ça vous dit quelque chose non ?) et quand ce dernier est suspecté, Dorothy va tout faire pour le protéger.
"- En effet. Messieurs, voici Billy Faulkner, s'empressa d'ajouter Dorothy en poussant le jeune homme dans le dos. Un jeune écrivain plein d'espoir qui nous vient du sud profond.
- Plein d'espoir, hein ? fit Sherwood. Eh bien, je ne vous conseille pas de tout miser sur une carrière d’écrivain, jeune homme. Il n'est pas trop tard pour envisager une profession plus lucrative, voire plus honorable ; percepteur, par exemple ; ou bien gigolo.
- Ça n'a rien donné, j'ai déjà essayé, répliqua Faulkner."

Dans ce roman tout m'a plu, de l'ambiance folle des années 20 et plein prohibition, des personnages que l'on croise au fil des pages, de l'intrigue qui est habillement menée et construite en passant par l’écriture de J. J. Murphy qui m'a beaucoup fait rire.
"Benchley tapait laborieusement sur les touches. Un tintement lui signala qu'il était arrivé au bout de la ligne ; il actionna le retour chariot... et le levier lui resta entre les doigts. Après avoir fulminé un instant en silence, il proféra :
- Comment peut-on écrire sur un engin pareil ?
- On ne peut pas, ou alors très mal, confirma Dorothy. D'ailleurs, il suffit de me lire pour s'en convaincre. Mais ne vous en faites pas pour le levier, on peut le remettre en place.
Il s’exécuta en grommelant et attaqua la deuxième ligne de sa chronique ; et il en était seulement au premier spectacle de la veille...
Nouveau grognement, le lever du chariot venait encore de se détacher.
- Faites comme si c'était une femme, conseilla Dorothy avant de boire une gorgée d'alcool.
Les paupières closes, elle pencha la tête en arrière.
- Soyez gentil et elle obéira à vos moindres désirs.
- Ce n'est pas une femme, mais une machine ; je pourrais m'escrimer dessus toute la nuit qu'elle n'en serait pas plus...Enfin bref."

Dommage que ce roman ne soit pas plus connu et surtout j’espère que folio va traduire les autres romans de l'auteur, car Le cercle des plumes assassines est le premier tome d'une saga très prometteuse.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Challenge de l'été 2017
- Le temps à l'envers (2017/1900)

dimanche 13 août 2017

L'été avant la guerre

Résumé : 

Été 1914, dans la campagne anglaise. La gentry de Rye reçoit pour un pique-nique sur le gazon fraîchement tondu. Les ombrelles et les chapeaux sont de sortie et c'est l'occasion pour Beatrice Nash, 23 ans, récemment débarquée dans la petite ville pour y prendre le poste de professeur de latin, de faire plus ample connaissance avec toutes les personnalités locales. Béatrice est orpheline de mère, et a grandi auprès de son père, un universitaire qu'elle a accompagné dans ses voyages et secondé dans ses travaux. Décédé un an plus tôt, il l'a laissée sous la tutelle de sa famille bien-pensante dont elle tente de s'émanciper en gagnant sa vie Elle est chaperonnée à Rye par Agatha Kent, une Anglaise excentrique comme on les aime, avec une bonne dose d'humour, quelques idées progressistes et une grande habileté diplomatique. Agatha a deux neveux : Daniel, qui rêve de lancer un journal de poésie à Paris, et son cousin Hugh, timide étudiant en médecine, qui courtise la fille un peu écervelée de son patron. Tous deux adoptent d'emblée la nouvelle venue. Et bientôt Hugh rougit un peu trop souvent en compagnie de Beatrice. Mais elle veut rester célibataire et devenir écrivain : deux choix difficiles pour une jeune fille instruite et sans le sou dans la société misogyne et conservatrice de ce début du siècle. L'entrée en guerre de la Grande-Bretagne va bouleverser ses projets et ceux de l'ensemble de la petite communauté, à tous les niveaux de l'échelle sociale. Des réfugiés belges sont recueillis et les hommes s'engagent : Daniel, le colonel Wheaton et son fils, Snout, le petit-fils des tsiganes qui vivent en marge de la ville, et Hugh, que Béatrice voit partir avec un sentiment qu'elle peine encore à nommer...

Mon avis : 

J'ai flashé sur la jolie couverture des éditions 10/18 et  je dois dire que j'ai passé un excellent moment de lecture. C'est ma première rencontre avec Helen Simonson et pourtant La dernière conquête du Major Pettigrew est également dans ma PAL depuis un bon bout de temps.

On plonge dans l'été 1914, et l'on fait la connaissance de Beatrice qui arrive dans un petit village pour y enseigner le Latin. Elle fait la connaissance d'Agatha Kent et de ses deux neveux : Hugh et Daniel. Tout se passe bien au départ, tout le monde est heureux, se rencontre pour le thé ou pour déjeuner... Mais très vite des rumeurs de guerre puis la guerre arrive et tout va changer pour chacun de nos héros.

C'est un excellent roman, un petit peu long à démarrer et avec beaucoup de dialogues qui font que l'on a un peu de mal à suivre entre les multiples personnes que l'ont croisent aux fils des pages. Mais très vite, on s'attache aux personnages et le roman devient vite passionnant. L’écriture de l'auteure m'a beaucoup plu et m'a fait voyagé dans le temps. C'est une jolie découverte et un très bon roman pour les vacances.

Lu dans les cadres des challenges :
- Challenge de l'été 2017
- Le temps à l'envers (2017/1900)

vendredi 11 août 2017

La vérité sur l'affaire Harry Québert


Résumé : 

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?
  

Mon avis : 

Je comprends l'engouement des lecteurs ainsi que les prix littéraires que ce roman a reçu car j'ai passé un excellent moment. 

On fait la rencontre de Marcus Goldman, un écrivain qui après le succès de son premier roman peine à écrire le second. "Écrire un livre, c'est comme aimer quelqu'un : ça peut devenir très douloureux."Quand son ami et ancien professeur d'université Harry Québert est mêlé à la disparition d'une jeune fille bien des années plus tôt, Marcus décide de reprendre l’enquête. 

La vérité sur l'affaire Harry Québert est habillement construit, avec de multiples rebondissements et surtout très bien écrit. L’enquête est passionnante et les pages de ce pavé défilent à vitesse grand V.
C’était ma première rencontre avec Joël Dicker et je dois dire que je suis conquise par son écriture.
"Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer." Et c'est le cas, les personnages sont attachants et j'ai adoré le personnages de la mère de Marcus qui est à mourir de rire.

Enfin, il y a de belles réflexions sur l’écriture et la construction d'un roman qui plairont forcement à tous les lecteurs. Bref, c'est une excellente découverte.

Lu dans les cadre des challenges : 
- challenge de l'été
- ABC policier / thriller
- le tour du monde en 8 ans.


dimanche 6 août 2017

Le facteur émotif

Résumé : 

Bilodo a vingt-sept ans, il est facteur et mène une existence tranquille. À l’ère des mails et des téléphones portables, il n’a plus souvent l’occasion d’acheminer une lettre personnelle. Alors, quand il en trouve une dans le flot de courriers administratifs et de publicités, il lui fait faire un petit détour et, le soir venu, ouvre l’enveloppe à la vapeur pour en découvrir le contenu. Sagement, le lendemain, il la remet à son destinataire. Son petit vice va le conduire à faire la rencontre épistolaire de Ségolène, qui écrit régulièrement de beaux haïkus à un certain Gaston Grandpré. Tandis que son amour pour la belle grandit à l’abri du réel, un étrange coup du sort va lui offrir une opportunité providentielle. Mais le destin ne favorise que les audacieux. Bilodo va devoir devenir poète et abandonner tout espoir de tranquillité, en laissant entrer dans sa vie l’intrigue et le sentiment.

Mon avis : 

J'ai passé un bon moment avec ce court roman, lu d'une traite hier soir.  On y fait la rencontre de Bilodo, un facteur peu ordinaire. Il est plutôt seul, sans ami et son seul plaisir et d'intercepter des lettres de sa tournée pour les lire et finalement les remettre a leur destinataire le lendemain. "À une époque, il s'était envoyé des lettres, mais l'expérience l'avait déçu. Il avait cessé de s'écrire peu à peu, et ça ne lui manquait pas ; il ne s'ennuyait pas de lui-même."
C'est comme ça qu'il fait la "connaissance" de Ségolène qui écrit très régulièrement des haïkus à Grandpré. "[...] mais surtout il y avait des lettres d'amour. Car même en dehors de la Saint-Valentin, l'amour restait les plus commun des dénominateurs, le sujet qui ralliait la majorité des plumes.
Très vite Ségolène devient une obsession et le destin va lui offrir la chance de quitter sa petite vie tranquille. "L'écriture de Ségolène, c'était un parfum pour l'œil, un élixir, une ode, c'était une symphonie graphique, une apothéose, c'était beau à pleurer. Ayant lu quelque part que l'écriture était le reflet de l'âme, Bilodo concluait volontiers que celle de Ségolène devait être d'une pureté sans pareille. Si les anges écrivaient, c'était sûrement ainsi."

C'est un roman habillement construit, avec une fin surprenant. Le français du canada est un dépaysement total, certains mots ou expressions font voyager. Bilodo est un antihéros, difficile de s'y attacher car il a des réactions parfois un peu extrêmes et pourtant, on lui souhaite un peu de bonheur. Le roman est court et se dévore d'autant que l'on a qu'une envie, c'est de connaître la fin. 

Lu dans le cadre des challenges :
- ABC 2017
- Bookineurs en couleurs #3.5 - JAUNE

mercredi 2 août 2017

Mourir, la belle affaire

Résumé : 

Équateur, Quito, 2 850 mètres d'altitude. Arturo Fernandez, médecin légiste, subtil et mélancolique observateur, raconte l'histoire de María del Carmen. Seule rescapée d'un accident de voiture, elle a promis à l'inspecteur Heriberto Gonzaga de l'épouser s'il retrouvait les chauffards. Mais peu de temps après, la jeune fille se suicide.
Arturo parle aussi de Paulina et de tous ces anonymes d'une cité ceinturée de montagnes et de volcans, fragilement bâtie sur des collines sillonnées de ravins.
L'enquête de l'inspecteur avance pourtant et tous ces récits peu à peu s'entrecroisent, tissant le tableau d'une ville violente, indifférente, passive devant l'injustice sociale, le destin et l'acharnement de la nature.
Un lieu où la mort est quotidienne et sans autres conséquences qu'intimes et tragiques pour ceux qu'elle frappe.

Mon avis : 

Le temps de la lecture de ce roman, j'ai posé mes valises en Équateur. C'est bien le dépaysement que je cherchais et je dois dire que j'ai été servi, par contre je suis dans l'ensemble un peu déçue par l'intrigue. Je suis donc extrêmement partagée....

Tout d'abord, on a affaire ici à un roman très noir ! Des morts a la pelle, de la violence et une image assez triste du pays. En bref, si vous êtes déprimés reportez votre lecture car ce roman ne vous remontera pas le moral. Et puis, je doute que vous ayez envie de réserver vos billets d'avions pour un voyage en Équateur en ayant achevé votre lecture. Malgré tout, il y a des pointes d'humour qui m'ont fait sourire : "Il y a des noms comme ça qui apparaissent de la façon la plus insolite ; en Équateur, il y a un Semen de los Dioses ("Semence-des-Dieux") Hernandez, ainsi que quelques Leidi Di Benitez, sans parler des Tres a Cero ("Trois-à-zéro"), pour fêter la victoire du club Barcelona de Guayaquil contre l'équipe Emelec au cours de l'un de ces derbys dont nul ne se souvient plus aujourd'hui, ou encore des Lenin Estalin, Ernesto Fidel, Napoleon, Quénédi et Voltèr, écrits directement comme ça. L'ignorance et les convictions de tous ordres vont souvent de pair. "


L'intrigue avait pourtant bien débuté, un accident de la route avec un délit de fuite et quelques années plus tard, la rescapé de l'accident se suicide. C'est l'occasion pour la police de rouvrir le dossier.
"Dans la police nationale, on respecte trois choses : les mères, la patrie et Dieu ; quant au reste, on avise en fonction des circonstances." Jusque là, j'étais satisfaite mais très vite le roman devient brouillon. Il y a trop de personnages, j'en ai plusieurs fois perdu mon latin... Dans ce cas-la, il est dur de suivre correctement l'enquête. Heureusement le roman est court et j'ai persévéré et à la fin enfin, les pièces du puzzle s'emboîtent.

C'est une découverte intéressante mais je suis malgré tout un peu déçue d'autant que la couverture et son annonce "le premier polar équatorien traduit en France" m'avait laissé sous entendre qu'il s'agissait ici d'un excellent roman. J'en attendais sans aucun doute un peu trop !

Lu dans le cadre du challenge : 
- Tour du monde en huit ans

lundi 31 juillet 2017

Blonde à forte poitrine

Résumé : 

À 17 ans, Vickie, jeune fille naïve d’une petite ville texane, tombe enceinte de son copain. Rejetée par sa mère et bientôt par sa belle-famille, elle trouve refuge dans un club de strip-tease avec son bébé. Un peu trop grande, un peu maladroite, elle est pourtant vite remarquée pour le pouvoir d’attraction qu’elle exerce sur les hommes. De playmate à star de la téléréalité, son ascension sera fulgurante. Mais qu’il est dur de rester soi quand le monde entier convoite votre corps…

Mon avis : 

J'avais déjà beaucoup aimé Nous sommes cruels, je retrouve ici Camille de Peretti qui signe, avec Blonde à forte poitrine, une biographie romancée d'Anna Nicole Smith. En tant que lecteur, on passe par tous les sentiments : la colère, la tristesse, le rire mais surtout la pitié.

Vickie est une jeune fille naïve, qui ne connaît pas grand chose à la vie et qui se retrouve enceinte adolescente. Pour survivre, elle se fait embauchée dans un club de strip-tease. Elle va ensuite connaître un ascension très rapide. On a tous eu vent de ses déboires, assez médiatisés de son vivant mais on découvre aux fils des pages une femme sensible, aimante et attentionnée auprès de son fils, mais aussi une femme naïve, qui se laisse embobiner. Les hommes n'auront de cesse de profiter d'elle, de son corps, de son argent et de sa notoriété.

A nouveau, j'ai été conquise par le style de l'auteure. Direct, parfois cru mais en même temps relativement bien écrit et je trouve dommage que ses romans ne sont pas plus médiatisés.

Lu dans le cadre des challenges :
- Challenge de l'été
- Objectif du mois

dimanche 30 juillet 2017

La drôle de vie de Zelda Zonk

Résumé : 

Foutu mardi, foutue pluie… Sur cette route d’Irlande qu’Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c’est l’accident. À l’hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d’emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c’est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant… Tout en menant l’enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marylin, si elle a réussi à passer de la lumière à l’anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ?

Mon avis : 

Tout d'abord, je tiens à remercier Stellade (sur Livraddict) qui a organisé cette lecture commune et m'a permis à sortir ce roman de ma PAL. La drôle de vie de Zelda Zonk a été un coup de cœur que je ne peux que vous recommander !

Tout d'abord, si vous voulez du dépaysement, le roman vous offre un peu d'Irlande (Cork et Kinsale) et un peu de Paris. C'est trois villes sont vraiment très bien décrites par Laurence Peyrin et l'on voyage aux fils de pages. Je ne connais pas assez Paris pour vous dire si les descriptions y sont fidèles mais pour ce qui est de Cork, c'est très réussi !

Ensuite l'intrigue est vraiment prenante : On fait la connaissance d'Hanna qui a un accident de la route par un matin pluvieux. A l'hôpital, elle va faire la connaissance d'une vieille dame qui répond au nom de Zelda Zonk. Pseudonyme qu'utilisait Marylin Monroe pour passer incognito. Elle va donc enquêter sur la vieille dame et son passé et cet accident va aussi lui faire ouvrir les yeux sur sa propre vie. 

Tous les personnages de ce roman sont vraiment attendrissants et attachants. Hanna d'abord, qui est madame tout le monde et à qui ont s'identifie forcement, Zelda, tellement attachante, pleine de sagesse et mystérieuse. 
"Vous savez, personne n'est obligé de laisser une trace. Si on se débarrasse de cette ambition, peut-être qu'on apprécie bien mieux la vie."
Et puis, mon petit chouchou Michael, dont je soupçonne qu'il a fait craqué plus d'une lectrice !

Enfin, le roman est habillement construit et le suspense demeure jusqu'aux dernières pages. 
"Au fond, que Zelda Zonk ait été Marilyn ou pas n’était pas le problème – cela n’avait jamais été le problème. Seule subsistait de cette quête la possibilité d’une autre vie, pour elle et pour tout le monde."
Il y a d'ailleurs une suite que j'ai très envie de découvrir. L'écriture de l'auteure m'a beaucoup plu également, c'était la première fois que je lisais un de ses romans mais ce ne sera pas le dernier. 

Lu dans le cadre de :
- Lecture commune
- Challenge de L'été 2017
 

samedi 29 juillet 2017

La première chose qu'on regarde

Résumé : 

Le 15 septembre 2010, Arthur Dreyfuss, en marcel et caleçon Schtroumpfs, regarde un épisode des Soprano quand on frappe à sa porte.
Face à lui : Scarlett Johansson.
Il a vingt ans, il est garagiste.
Elle en a vingt-six, et elle a quelque chose de cassé.

Mon avis : 

Après La liste de mes envies, je continue ma découverte des romans de Grégoire Delacourt et une nouvelle fois, j'ai passé un très bon moment. 

Nous débarquons dans la Somme, en Picardie ou devrais-je dire maintenant Les Hauts-de-France. Alors forcement, ça me parle, puisque c'est chez moi ! On y rencontre Arthur Dreyfuss, un jeune homme de 20 ans, garagiste, qui fantasme sur de nombreuses filles mais qui est toujours seul. Et puis un jour on frappe à sa porte et c'est Scarlett Johansson. Imaginez la surprise ! 
"Le jour où commence ce livre, on frappe à sa porte. Arthur Dreyfuss regardait un épisode des Soprano (saison 3, épisode 7 : "Oncle Junior se fait opérer d'un cancer à l'estomac"). Il fit un bond. Cria : c'est qui ? On frappa de nouveau. Alors il alla ouvrir. Et n'en crut pas ses yeux.
Devant lui se tenait Scarlett Johansson.
"

Au fil des pages, on s'aperçoit que ce couple hors-norme est en fait deux êtres cassés, un couple qui essaie de se reconstruire jusqu'à cette fin tragique. 
"[...] si j'étais devenu le mec de Marilyn Monroe, jamais elle se serait empoisonnée avec toutes ces conneries ; je le sais. C'est pas des footballers, des acteurs, des présidents, des auteurs prétentieux et des gens qui s'aimaient plus qu'elle qu'il lui fallait, non ; ce dont son cœur avait besoin, c'était d'un gars simple, honnête, qui aime les autres, un garagiste, un type capable de l'emmener en auto voir des jolies choses, de baisser la capote, de lui faire respirer l'air roux d'un bel automne, de lui faire goûter la pluie, les minuscules gouttes remplies de poussière, gonflées de vent de lui tenir la main, sans la serrer, sans l'étouffer surtout, sans chercher à la baiser sur la banquette arrière [...]"
Autour d'eux gravitent différents personnages, PP l'employeur d'Arthur qui m'a beaucoup fait rire, la mère d'Arthur qui sombre chaque jour un peu plus et bien d'autres.... 

J'ai aimé retrouvé l'écriture de l'auteur et cette forme de tragi-comique que j'avais déjà rencontré dans la liste de mes envies :
"- Pourquoi le bonheur c'est toujours triste ? demande-t-il.
- Parce qu'il ne dure jamais peut-être?
"

C'est encore une fois une bonne découverte et j'ai prévu de sortir de ma PAL prochainement On ne voyait que le bonheur.

Lu dans le cadre du : 
- Challenge de l'été

vendredi 28 juillet 2017

Bookineurs en couleurs #3.5 - JAUNE (du 17.07 au 17.09)






Nouvelle session du challenge Bookineurs en couleurs et cette fois-ci c'est la couleur jaune qui est mise a l'honneur. Le challenge est organisé sur Livraddict par Luna.
Le but est simple : lire le plus possible de livres avec une couverture jaune pendant deux mois (du 17.07 au 17.09).

Mes lectures : 

- En attendant Bonjangles / Olivier Bourdeaut [ma critique]
 - Le facteur émotif / Denis Thériault [ma critique]

En attendant Bojangles

Résumé  :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

Mon avis : 

Je n'avais lu que d'excellentes critiques sur ce court roman, j’étais donc impatiente de le découvrir. 

Et bien, je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais je suis totalement passé à coté.  Alors oui, la fin du roman est triste, le roman est bien écrit mais pour le reste, je n'ai pas complètement compris l'engouement des lecteurs pour En attendant Bojangles.

Les personnages m'ont laissé de marbre, je n'ai pas réussi a m'y attacher. La plume d'Olivier Bourdeaut est belle mais le roman bien trop loufoque pour moi. La fin est touchante et vient rehausser un peu le début du roman. Je suis allée au bout car le roman est court mais au fil des pages j'ai du plusieurs fois me retenir de ne pas abandonner ma lecture. Bilan plus que mitigé donc.....

Lu dans le cadre des challenges :
- Challenge de l'été
- Bookineurs en couleurs #3.5 - JAUNE

jeudi 27 juillet 2017

Enquête dans le brouillard

Résumé :

Le sergent Barbara Havers est résolument laide et revêche et bien décidée à le rester. Elle adore son boulot mais l'idée de faire équipe avec , un ancien d'Eton, pur produit de l'aristocratie britannique, lui est insupportable. Un type qui prétend travailler à Scotland Yard pour se rendre utile à la société, au lieu de vivre sur ses terres ! Un type pourri de charme et avec qui aucune femme n'est en sécurité. Sauf la pauvre Barbara évidemment... Mais les querelles de ce couple inattendu cessent vite devant l'atrocité d'un crime qu'ils sont chargés d'élucider. Dans un paisible village &Yorkshire, on a trouvé le corps sans tête de William Teys, paroissien modèle. A côté du cadavre, une hache et, près de la hache, une grosse fille qui gémit : "C'est moi qui ai fait ça et je ne le regrette pas." L'épouvante ne fait que commencer.

Mon avis :

Premier tome des enquêtes de l'inspecteur Lynley et du sergent Havers et je dois dire que je suis conquise car j'ai littéralement dévoré ce roman.

On plonge dans une enquête qui nous emmène dans un petit village anglaise. Déjà l'ambiance est parfaite : un petite village, son manoir, son pub, sa vielle abbaye.... Tout est superbement décrit par l'auteur et l'on s'y croirait presque. Tout n'est pas si bucolique car le cadavre d'un homme est retrouvé décapité, sa fille, la hache a la main, se déclare responsable avant de tombé dans un mutisme total. Nos deux policiers vont devoir enquêter pour découvrir ce qui s'est réellement passé.

L'enquête m'a passionné, elle est vraiment bien menée et je ne m'attendais pas a ce dénouement. Je compte bien vite lire les enquêtes suivantes d'autant qu'Elizabeth George s'avère ici excellente. Ce roman a été adapté en série, et je pense que ce week-end, je vais me précipiter pour voir ce que ça peut donner.

Lu dans le cadre des challenges :
- Challenge de l'été 2017
- ABC 2017

dimanche 23 juillet 2017

Tout un été sans Facebook

Résumé : 

Mutée disciplinairement à New York, Colorado, un petit village raciste du fin fond de l'Amérique, sans couverture mobile et où il ne se passe jamais rien, la lieutenant de police de couleur noire, à forte corpulence, Agatha Crispies a trouvé un échappatoire à son désœuvrement dans l'animation d'un club de lecture au sein du commissariat. Mais alors qu'elle désespérait de pouvoir un jour enquêter à nouveau sur un meurtre autre que celui d'un écureuil, une série d'effroyables assassinats et disparitions viennent (enfin) troubler la tranquillité des lieux, mettant à l'épreuve ses connaissances littéraires. Puértolas signe un drôle de thriller loufoque, un poilar !

Mon avis : 

Tout un été sans facebook est ma première rencontre avec Romain Puértolas. Ce n'est pas faute d'avoir entendu parler de lui et surtout de son roman L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de le lire. Mais étant souvent hermétique au coté loufoque j'avais une petite appréhension concernant ses romans. Appréhension qui c'est vite dissipé ici avec Tout un été sans facebook.

On fait la connaissance d'Agatha Crispies, à ne pas confondre avec Agatha Christie. Cette dernière est policière dans le fin fond du Colorado et doit survivre sans les réseaux sociaux. Son quotidien se veut très calme car il ne se passe jamais rien dans ce coin reculé des États-Unis. Jusqu'au jour où un meurtre est commis. Elle est bien décidée à enquêter pour espérer quitter la région et réintégrer la police de la ville de New-York.

Je ne peux pas vous en dire plus coté intrigue au risque de trop en dévoiler mais ce roman vaut vraiment le détour. Tout d'abord, l'humour est omniprésent et l'on passe un excellent moment. De plus, le personnage d'Agatha est vraiment attachant et bien plus maligne qu'elle n'y paraît. Enfin l'intrigue est vraiment réussie, on ne s'attend vraiment pas à un dénouement comme celui-ci !

Je suis donc conquise et je dois dire que j'ai eu un coup de cœur pour ce roman. Et pour les amoureux de la littérature, vous serez servis car le roman foisonne de référence littéraire car Agatha est une serial lectrice ! Bref, je vous recommande vivement ce roman si vous ne l'avez pas encore découvert, vous ne serez pas déçus.

Lu dans le cadre des challenges : 
- ABC policier / thriller 2017
- Le temps à l'envers (2017/1900)
- Challenge de l'été 

Le temps à l'envers (2017/1900)

Je me lance dans un nouveau challenge ambitieux, organisé par Ichmaglesen, sur Livraddict :
Le temps à l'envers (2017/1900)

En quoi ça consiste ?

Le principe de ce challenge est simple, vous devez lire des  livres selon l'ordre du temps , je m'explique :
Vous devez commencez votre challenge par un livre publié en 2017,ensuite,2016,2015,2014,2013... jusqu'à 1900

Modalités : vous devez respecter l'ordre du temps, jusqu'en 1900 (je ferais le challenge 1900-1800 en 2020) , vous avez 3 ans pour parcourir 1 siècle de littérature, mais vous pouvez bien sur lire d'autres livres qui n'ont rien à voir avec le challenge entre-temps !
Pas de contrainte de temps pour lire un livre d'une année, vous prenez le temps que vous souhaitez !

Inscriptions  et challenge en continu

Il faudra bien entendu nous dire lorsque vous commencez une lecture pour ce challenge et quand vous la finissez !
Je précise également qu'il s'agit de la date de parution dans sa langue originale pas dans la parution française

Il ne faut pas non plus que cela soit un vieux manuscrit retrouvé et publié des années après comme ce livre
Les bd,mangas et albums sont interdits
Si vous abandonnez votre lecture elle sera considéré comme nulle et donc non prise en compte dans le challenge 

Mes lectures : 

2017: Tout un été sans facebook / Romain Puértolas [ma critique]
2016: L'été avant la guerre / Helen Simonson [ma critique]
2015: Le cercle des plumes assassines / J. J. Murphy [ma critique]
2014: On ne voyait que le bonheur / Grégoire Delacourt [critique a venir]
2013:
2012:
2011:
2010:
2009:
2008:
2007:
2006:
2005:
2004:
2003:
2002:
2001:
2000:

dimanche 16 juillet 2017

L'île des oubliés

Résumé :

Saga familiale bouleversante et vibrant plaidoyer contre l'exclusion, ce roman d'évasion plein d'émotion et de suspense nous emporte sur une île au large de la Crète, Spinalonga, l'île des lépreux.
Alexis, une jeune Anglaise, ignore tout de l'histoire de sa famille. Pour en savoir plus, elle part visiter le village natal de sa mère en Crète. Elle y fait une terrible découverte : juste en face du village se dresse Spinalonga, la colonie ou l'on envoyait les lépreux... et ou son arrière-grand-mère aurait péri.
Quels mystères effrayants recèle cette île des oubliés ? Pourquoi la mère d'Alexis a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la bouleversante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets...

Mon avis : 

L'île des oubliés est dans ma PAL depuis une éternité et je remercie Julie27 (sur livraddict) pour avoir organisé cette lecture commune qui m'a poussé a lire ce magnifique roman. J'ai eu un vrai coup de cœur pour ce livre et j'ai dévoré ces 500 pages le temps d'un week-end. 

Alexis, une jeune femme anglaise part en Crète à la découverte de l'histoire familiale. En plus de ses ancêtres, cette dernière va aussi découvrir l'île de Spinalonga : où l'on envoyait les lépreux. Ce roman n'est pas juste une saga familiale mais revisite et rend hommage a toute l'histoire Crétoise. On y découvre les us et coutumes d'autrefois, le style de vie, la cuisine et la chaleur humaine. On a qu'une seule envie, c'est de prendre un billet d'avion et de partir nous aussi a la découverte de cette région du monde.

L'écriture de Victoria Hislop est toujours aussi agréable et fluide. Je l'avais déjà  découverte avec le roman Une dernière danse que j'avais également aimé mais je dois dire qu'avec L'île des oubliés, elle a mis la barre très haute. J'ai d'autres de ses romans dans ma PAL que je ne devrais pas tarder à lire.

Lu dans le cadre de :
- Lecture commune
- challenge de l'été

samedi 15 juillet 2017

Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 1

Résumé :

Jacob est un ado comme les autres, excepté qu'il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d'enfants qu'il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu'il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s'accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu'à suivre les dernières instructions qu'a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle...

Mon avis : 

Je repoussais cette lecture de peur de ne pas accrocher à l'univers bien particulier qui s'en dégage et au final, je l'ai dévoré en deux jours à peine. Jacob est un adolescent, un peu paumé, qui a un grand-père assez farfelu. Celui-ci a passé son temps a lui raconter des histoires digne des contes de fée. Maintenant que Jacob est grand, il pense sérieusement que son grand-père est atteint de démence. Jusqu'au jour ou le grand-père meurt en lui révélant une sorte d’énigme. Jacob part donc à la recherche du passé de son celui-ci et ce qu'il va découvrir dépasse tout simplement l'imagination.

Le récit est terriblement prenant et une fois commencé, il est tout bonnement impossible de lâcher le roman. On veut connaître le fin mot de l'histoire que l'on a pas vraiment puisqu'il s'agit d'une saga qui se prolonge avec une tome 2 et 3. J'ai d'habitude un peu de mal avec les romans fantastiques mais ici, j'ai vraiment beaucoup aimé l'univers et surtout cette Miss Peregrine est vraiment aussi attachante d'énigmatique. Jacob est en quelque sorte un antihéros, un ado mal dans sa peau qui se révèle au fur et a mesure des pages et Emma et lui forment un excellent duo.
Ce roman est vraiment une très bonne découverte que je regrette de ne pas avoir faite plus tôt.

J'en ai profité cet après-midi pour regarder son adaptation sur grand écran et quelle déception. J'ai trouvé qu'au début trop de détails était coupé : mon mari n'ayant pas lu le livre avait parfois du mal a saisir certaines scènes. J'aurai aimé que le film suive d'avantage la trame du roman. Malgré tout les acteurs sont plutot bons notamment les enfants. Dommage qu'on ne voit pas plus Eva Green.

Bref, je vous conseille le roman mais passez votre chemin en ce qui concerne le film, à moins d’être un grand fan de Tim Burton.....

Lu dans le cadre du :
- Challenge de l'été

vendredi 14 juillet 2017

La grand-mère de Jade

Résumé :

"J'ai beaucoup lu, depuis très longtemps. Je suis une lectrice assidue, une amoureuse des livres. On pourrait le dire ainsi. Les livres furent mes amants et avec eux j'ai trompé ton grand-père qui n'en n'a jamais rien su pendant toute notre vie commune. Jade eut l'impression que Mamoune lui assénait cette révélation comme si elle avait fait le trottoir, transformant la lecture en une activité inavouable."

Mon avis : 

Frédérique Deghelt est une auteure que j'aime beaucoup mais pour je ne sais quelle raison La grand-mère de Jade est restée dans ma PAL pendant une éternité. Je remercie donc Bookwormette pour l'organisation d'une lecture commune qui m'a poussé a le lire d'autant que ce roman est un vrai coup de cœur.

On y fait la rencontre de Jade, une jeune trentenaire parisienne dont la grand-mère ne peut plus vivre seule. Elle va donc devoir finir ses jours en maison de retraite. Mais la petite fille s'oppose a cette décision et part chercher sa grand-mère pour l'installer dans son appartement. C'est le départ d'une cohabitation qui va les rapprocher. Elles vont se découvrir en tant que personne et non en temps que grand-mère ou petite fille. Mamoune comme l'appelle affectueusement Jade, est une grande lectrice et va aider Jade a faire publier son premier roman. 

Le roman se dévore et cette fin, quelle fin! Je m'attendais a tout sauf à ça. C'est un remarquable retournement de situation comme je les aime. L'écriture de l'auteure est magnifique et nos deux héroïnes tellement attachantes que l'on est forcement triste de leur dire au revoir.

Lu dans le cadre de :
- lecture commune
- challenge de l'été

mardi 11 juillet 2017

La petite roque

Résumé :

Un crime a été commis : dans un bois, près de l'étang où elle se baignait, une fillette est retrouvée violée et étranglée. Qui a pu commettre un tel acte? Les recherches piétinent. Jusqu'à ce que la conscience du meurtrier vienne le tourmenter sans relâche. Sur une trame de fait divers, Maupassant tisse une analyse sociale et psychologique aussi fine qu'implacable : chacun porte en lui des désirs refoulés et des pulsions qui pourraient conduire à une issue fatale. En pénétrant dans sa tête, il nous montre le coupable non comme un monstre mais – plus inquiétant encore – comme un homme.

Mon avis :

Quel plaisir de retrouver Maupassant avec cette nouvelle. Si les premières pages m'ont déconcerté : une affaire de meurtre au final, très vite on retrouve le style et la plume de l'auteur.

Médéric, le facteur découvre le cadavre d'une adolescente nue. Il n'y a pas de doute, cette dernière a été violée et étranglée. Dans le village c'est la consternation, qui a bien pu faire une telle horreur. Mais l'assassin, a rapidement des remords et l'on découvre très vite son identité. De mon coté, des les premières pages, j'avais deviné le meurtrier, chose extrêmement rare car je suis normalement mauvaise enquêtrice. On assiste donc aux états d'âme et aux pensées de celui qui a commis le crime :
"Bien qu'il respectât l’Église, par politique, il ne croyait ni à Dieu, ni au diable, n'attendant par conséquent, dans une autre vie, ni châtiment, ni récompense de ses actes en celle-ci. Il gardait pour toute croyance une vague philosophie faite de toutes les idées des encyclopédies du siècle dernier; et il considérait la religion comme une sanction morale de la loi, l'une et l'autre ayant été inventées par les hommes pour régler les rapports sociaux."

C'est une nouvelle qui se dévore et jusqu'à la fin, le suspense est prenant. La chute est vraiment reussite et inattendue comme je les aime. Bref, je suis une nouvelle fois conquise mais comment ne pas l’être ?

Lu dans le cadre des challenges :
- de l'été
- So classic

vendredi 7 juillet 2017

Les Gouttes de Dieu, tome 01

Résumé :

Lorsque le prestigieux œnologue Yutaka Kanzaki décède, son testament est clair : son extraordinaire cave reviendra à celui de ses deux fils qui résoudra 12 énigmes concernant 12 vins. Il découvrira alors un 13e et mystérieux vin, inconnu de tous, surnommé « Les Gouttes de Dieu ». Une chasse au trésor sous forme d’enquête policière va confronter les deux frères aux caractères et parcours opposés… Mystères et investigations se succèdent autour des crus les plus prestigieux, pour les deux frères ennemis qui se livrent à une véritable course-poursuite. Au travers de cette affrontement, le scénario conduit le lecteur dans une découverte de l’univers du vin, son langage, ses particularités, ses traditions.

Mon avis : 

J'avais vu, il y a quelque temps, le premier épisode de la série télé qui avait été adapté de ce manga et j'étais curieuse  de le découvrir.

Yutaka Kanzaki est un grand spécialiste du vin et possède une très belle cave. A sa mort, son testament stipule que son héritier devra résoudre 12 énigmes concernant 12 vins. Son fils, qui n'a jamais bu de vin va devoir affronter son adverse. Heureusement, il peut compter sur des personnages secondaire qui vont lui prêter main forte.

Si l'intrigue est intéressante, je dois dire que les descriptions et explications sur le vin sont se qui m'ont le plus passionné. Le dossier de quelques pages en fin de manga apporte d'autres informations. En tant que français, certains d'entre nous ont déjà quelques connaissances mais j'imagine qu'a sa sortie au Japon, ce manga a du être très instructif.
Bref, a lire avec un bon verre de vin.

Lu dans le cadre du :
- Challenge de l'été

Yin et le dragon, tome 1 : Créatures célestes

Résumé : 

Shanghai 1937. L'armée impériale japonaise a fait main basse sur une large partie de la côte chinoise. En ces temps de tristesse, la menace de l'antique prophétie plane, celle de l'invincible dragon noir Gongong qui doit venir anéantir les hommes quand le désespoir et la haine régneront. Yin, petite fille d'une dizaine d'année est élevée par son grand-père pêcheur, Liu. Un soir, alors que Liu sort en mer, Yin se faufile sur le bateau. Soudain une bête puissante se débat dans ses filets : un dragon d'or, blessé, que Yin convint son grand-père de cacher et de soigner… Une décision qui les emmènera bien plus loin qu'ils ne le pensaient.

Mon avis : 

Créatures célestes est le premier tome de la saga Yin et le dragon. Grâce à elle, on voyage dans la Chine des années 30. Liu, est un vieux pêcheur qui élève seul sa petite fille, Yin. Un soir, il découvre dans ses filets un énorme dragon qui est blessé. Yin le convainc de le ramener chez eux pour le soigner.
"- Ne t'inquiète pas, grand-père, quand il ira mieux, il nous aidera. Les dragons sont des êtres magiques, tu sais, je suis sûre qu'il pourra nous récompenser.
- Les dragons sont des êtres malfaisants. Celui-là ne nous attirera que des ennuis !
"

C'est un premier tome prometteur. Les dessins sont magnifiques et l'intrigue s'inspire des anciens mythes chinois.
"- Les légendes font vivre les rêves, mais elles ne nourrissent pas les pauvres gens comme nous...
- Fais-moi confiance grand-père... j'ai une idée...
- Bah... Tu es exactement comme ton père !
"
On découvre aussi un pan de l'histoire avec l'armée impériale japonaise qui occupe la région.

Bref, c'est une bonne lecture et il me tarde de découvrir la suite.

Lu dans le cadre du :
- Challenge de l'été


Les jeunes mariés

Résumé : 

Depuis qu’elle est toute petite, Amina rêve d’ailleurs. De chocolat Cadbury et de pantalons à l’occidentale. D’hivers rigoureux et de discussions en anglais. De quitter le Bangladesh pour offrir un nouvel avenir à ses parents vieillissants. Quand, sur AsianEuro.com, elle fait la connaissance de George, un ingénieur américain de trente-cinq ans, elle accepte sans hésiter sa demande en mariage… Mais si la famille de George essaie tant bien que mal de l’accueillir, Amina perçoit dans l’atmosphère hypocrite des déjeuners dominicaux tous leurs préjugés. Sur sa religion, dans un contexte post-11 septembre encore brûlant. Sur le besoin qu’elle a de faire venir ses parents au plus vite, une fois obtenu son passeport américain. Quand s’ajoutent au fossé culturel les non-dits d’une relation apparemment sans histoires, les États-Unis cessent définitivement de ressembler à une terre promise pour Amina. 

Mon avis : 

Première rencontre avec Nell Freudenberger et je dois dire que je suis conquise. J'ai passé un très bon moment avec Les jeunes mariés où l'on fait la rencontre d'Amina. Celle-ci vient de rencontrer son futur époux sur un site internet. Elle est originaire du Bangladesh, lui est américain. Elle va ensuite quitter son pays et nous faire part de ses aventures, ses peurs, les différences de cultures....

C'est un roman vraiment prenant et je dois dire que je me suis attachée à notre héroïne. Vivre loin de son pays et de sa famille est dur et je l'ai trouvé très courageuse. Elle nous parle aussi de son pays d'origine : le Bangladesh et le dépaysement est total.
"Au bout de deux heures, ils arrivèrent au fleuve. Elle descendit du bus avec les autres passagers et grimpa sur le pont supérieur du ferry par une échelle de bord rouillée pour prendre un peu l'air. Elle se dit que George aurait aimé photographier les fines nasses en bambou qui dépassaient du fleuve comme de gigantesques arcs tendus et les pêcheurs qui vérifiaient leur filets accroupis sur leur radeaux, indifférents au ferry bondé. Elle n'avait pas cessé de répéter à son mari que le Bangladesh était magnifique une fois que l'on sortait des villes, mais durant les neuf jours qu'il avait passé dans son pays, ils n'avaient pas été plus loin que le Mémorial des martyrs de la nation à Savar. A présent, elle se demandait s'il serait de son avis. Malgré la brume dense, on distinguait la végétation sur la rive opposée ; des bouquets de jacinthes d'eau flottaient comme de minuscules iles devant le ferry. Si l'on se tenait au bastingage en dirigeant le regard droit devant, on apercevait un paysage où il n'y avait pas un être humain : juste un grand cormoran noir planant au ras de l'eau, dont seule l'ombre floue aux contours improbables révélait la présence du soleil caché."

L’écriture de Nell Freudenberger est fluide et l'on tourne les pages a vitesse grand v. Je suis curieuse d'en découvrir plus sur l'auteure et lire d'autres de ses romans.

Lu dans le cadre du :
- Challenge de l'été

samedi 1 juillet 2017

L'enfant allemand

Résumé : 

La jeune Erica Falck a déjà une longue expérience du crime. Quant à Patrik Hedström, l'inspecteur qu'elle vient d'épouser, il a échappé de peu à la mort, et tous deux savent que le mal peut surgir n'importe où, qu'il se tapit peut-être en chacun de nous, et que la duplicité humaine, loin de représenter l'exception, constitue sans doute la règle. Tandis qu'elle entreprend des recherches sur cette mère qu'elle regrette de ne pas avoir mieux connue et dont elle n'a jamais vraiment compris la froideur, Erica découvre, en fouillant son grenier, les carnets d'un journal intime et, enveloppée dans une petite brassière maculée de sang, une ancienne médaille ornée d'une croix gammée. Pourquoi sa mère, qui avait laissé si peu de choses, avait-elle conservé un tel objet ? Voulant en savoir plus, elle entre en contact avec un vieux professeur d'histoire à la retraite. L'homme a un comportement bizarre et se montre élusif. Deux jours plus tard, il est sauvagement assassiné... Dans ce cinquième volet des aventures d'Erica Falck, Camilla Läckberg mêle avec une virtuosité plus grande que jamais l'histoire de son héroïne et celle d'une jeune Suédoise prise dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale. Tandis qu'Erica fouille le passé de sa famille, le lecteur plonge avec délice dans un nouveau bain de noirceur nordique.

Mon avis :

Le quatrième tome se terminait par la découverte d'une médaille nazie dans les affaires de la mère d'Erica et c'est donc l'occasion pour la fille d’enquêter sur le passé de sa mère.

Ce cinquième tome m'a beaucoup plu car Erica est de nouveau sur le devant de la scène. Patrik, lui, est en congé paternité et s'occupe de leur fille.

On retombe dans le passé, au temps de la Seconde Guerre Mondiale et l'on en apprend davantage sur la famille d'Erica. En parallèle, l’enquête de police, vient se greffer à l'intrigue pour donner un excellent tome.

La plume de Camilla Lackberg me plaît toujours autant : elle réussie avec brio à proposer des romans policiers plein de suspense, instaure un rythme a la lecture (nous sommes bien loin des thrillers qui enchaînent les rebondissements) et surtout a crée des personnages tellement attachants. Bref, ce cinquième tome est encore une réussite et il me tarde de lire la suite.

vendredi 30 juin 2017

Objectif du mois (01/06/2017 - 31/05/2018)

J'avais participé a ce challenge l'année dernière. Malheureusement, je l'avais laissé de coté avant la fin. C'est l’occasion de retenter une nouvelle fois cette année.

Le principe pour ceux qui ne connaissent pas, est de remplir un objectif spécifique par mois.
Il y a cependant quelques règles à respecter afin que sa lecture soit validée :

Juin 2017 :
Lire un livre écrit par un auteur de la même nationalité que vous
- Un appartement à Paris / Guillaume Musso [ma critique]

Juillet 2017 :
Lire un livre sorti le mois de votre naissance 
- Blonde à forte poitrine / Camille de Peretti [ma critique]
Août 2017 :
Lire un livre adapté au cinéma ou en série TV
- La communauté du sud, tome 01 : Quand le danger rôde / Charlaine Harris [ma critique]

Septembre 2017 :
Lire un livre d'un auteur qu'on a déjà lu auparavant
Octobre 2017 :
Lire un tome d'une trilogie déjà terminée (c'est-à-dire que les 3 tomes sont déjà parus)
Novembre 2017 :
Lire un livre sorti il y a plus de 20 ans (première édition française)
Décembre 2017 :
Lire un livre avec du brillant sur la couverture (titre ou illustration)
Janvier 2018 :
Lire un livre lu par au moins un autre participant du challenge (si vous n'en avez aucun dans votre PAL, je vous en choisirai un au hasard)
Février 2018 :
Lire un livre qui fait entre 300 et 400 pages
Mars 2018 :
Lire le premier tome d'une série
Avril 2018 :
Lire un livre que l'on sait d'avance qu'on va bien aimer
Mai 2018 :
Lire un livre dont la couverture est essentiellement de votre couleur préférée

jeudi 29 juin 2017

Un appartement à Paris

Résumé :

Paris, un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante.
Madeline l'a loué pour s'y reposer et s'isoler.
À la suite d'une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L'atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d'unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

Mon avis :

Je remercie infiniment Carnetdelecture pour l'organisation de cette lecture commune qui m'a permis de sortir ce roman de ma PAL. 
Un appartement à Paris m'a d'abord déstabilisé car le style est bien différent  des autres romans que j'ai pu lire de l'auteur. Ce n'est pas un point négatif, bien au contraire, ce roman a été une agréable surprise !

Un duo : une femme dépressive et un écrivain alcoolique se retrouvent à Paris. Ils ont loués par accident la même maison : l'atelier ayant appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz, décédé peu de temps avant. Nos deux héros vont se mettre à enquêter et à déterrer les derniers secrets du peintre.

Si la première partie est un peu longue, l'auteur installe doucement ses personnages, je dois dire que le reste du roman se dévore. Et puis moi qui suis toujours déçue par les fins surnaturelles et parfois tiré par les cheveux de Guillaume Musso, je dois dire qu'ici, j'ai beaucoup aimé les derniers chapitres.

Bref, un appartement à Paris est une très bonne surprise, une chouette découverte que je vous recommande vivement.

Lu dans le cadre :
- Lecture commune
- Challenge Objectif du mois

mardi 20 juin 2017

Soeurs chocolat

Résumé :

Elles ne sont pas sœurs ... elles sont Sœurs. Leur petite communauté au cœur de la France subsiste - difficilement - grâce au délicieux chocolat qu'elles produisent. Mais si elles manquent le rendez-vous au fin fond de la Colombie, la part de fèves de cacao qui leur est réservée sera immédiatement attribuée à d'autres.
Quittant leurs habits monastiques et le recueillement du cloître, projetées en pleine forêt amazonienne, elles découvrent un pays magnifique où grouillent anacondas, piranhas, araignées venimeuses et, pire encore, bandits convoitant leur trésor de fèves.
Mais elles sont prêtes à tout pour sauver leur communauté. Prêtes à changer d'identité, à jouer du revolver, à chanter et à danser dans un cabaret peuplé de malfrats, perdu dans la cordillère des Andes. Parviendront-elles au rendez-vous ? Pourront-elles réintégrer la communauté ? Voudront-elles y revenir ?
Les obstacles sont nombreux. Les cœurs battent.
Tout peut arriver.

Mon avis :

Attention pépite (de chocolat) ! Bon d'accord, le jeu de mots était facile mais tout ça pour dire que Sœurs chocolat a été un vrai coup de cœur pour moi.

On fait la connaissance d'une communauté de religieuses qui viennent dans un couvent. Leur seule source de revenu c'est le chocolat. Et pour s'approvisionner, deux sœurs sont envoyées en Colombie. Mais si tout le voyage est bien organisé, elles ne vont pas être à cours de surprises et de péripéties.

C'est ma première rencontre avec la plume de Catherine Velle et j'ai beaucoup aimé son style. Le suspense est omniprésent et le lecteur n'a pas une minute de repos tant les rebondissements s'enchainent. J'ai beaucoup aimé en apprendre d'avantage sur nos deux héroïnes qui sont tellement attachantes. Je trouve dommage que ce roman ne soit pas plus connu car il vaut vraiment le détour et je vous le conseille vivement.

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC 2017

Une intrigue de Daphné du Maurier, tome 2 : Péril à la maison Somner

Résumé :

La jeune Daphné Du Maurier et sa sœur Angela ont voyagé vers une île éloignée, au large des côtes de Cornwall, pour visiter le domaine de Lord et Lady Trevalyan. Avec son sentier enchanteur vers la mer, la Maison Somner captive Daphné. Mais juste au moment où des tempêtes hivernales menaçantes commencent à envelopper l’île, le seigneur des lieux est trouvé assassiné tandis qu’on retrouve Lady Trevalyan dans les bras de son amant. Même Daphné, avec son imagination d’écrivaine, n’aurait pu rêver de se trouver piégée dans les diaboliques machinations tramées entre les murs de la Maison Sommer — ou qu’un bel étranger l’inspirerait à sonder les profondeurs d’un autre mystère exceptionnel.

Mon avis :

Quel plaisir de retrouver la plume de Joanna Challis et surtout notre jeune Daphné du Maurier en enquêtrice. J'avais dévoré le premier tome et je dois dire que je suis à nouveau conquise par celui-ci.

Daphné et sa sœur prennent la direction des îles Scilly pour y passer l'hiver chez Lord et Lady Trevalyan. D'autres invités sont également présents et tout annonce parfait jusqu'au moment ou un des habitants de la demeure est assassiné. Pour Daphné, c'est le moment de se plonger dans une nouvelle enquête.

Encore une fois le pari est réussi pour l'auteure. L'intrigue est prenante, le dépaysement total (j'irai bien faire un tour en Cornouailles) et puis surtout, toutes les petites allusions aux futurs écrits de Daphné du Maurier sont un plaisir. Bref, il me tarde de découvrir la suite.