mardi 30 mai 2017

Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre

Résumé :

Fidèle à la tradition latino-américaine, Luis Sepulveda écrit des nouvelles. Il en a choisi 27 pour ce recueil, autour du thème du rendez-vous manqué en amitié, avec soi-même, avec le temps qui passe ou en amour. Ces histoires racontent des situations marquées par ces brisures, ces glissements que les protagonistes n'ont pas su ou pu éviter.

Mon avis :

Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre était dans ma PAL depuis très longtemps et c'est à l'occasion d'un challenge que j'en ai profité pour l'en sortir. 

La littérature sud-américaine est toujours l'occasion d'un voyage et puis ceux qui me connaissent savent a quel point j'aime les nouvelles. 

Malgré tout, je reste sur ma faim car j'ai trouvé le recueil très inégal. Certaines nouvelles sont excellentes, touchantes, pleine de suspense et surtout avec une chute ou un retournement de situation totalement inattendue comme je les aime. D'autres par contre m'ont laissé complétement indifférentes, comme si on avait affaire à un autre auteur. 

Je suis quand même bien contente d'avoir retrouvé Luis Sepúlveda, que je n'avais pas lu depuis un petit bout de temps.

Lu dans le cadre du challenge : 
- Challenge Bookineurs en couleurs #3.4 - NOIR

dimanche 28 mai 2017

Détective Conan, tome 12

Résumé :

Une énigme difficile qui fait appel à la connaissance des syllabaires japonais (hiragana et katakana). Conan retrouve la trace des hommes en noir. Hattori revient chercher Shinichi.

Mon avis :

J'ai trouvé ce tome 12 est excellent. On y découvre trois enquêtes rondement menées.

Tout d'abord, le professeur emmène Conan et ses amis faire une chasse au trésor dans une vieille bâtisse. Ce qui devait être un simple jeu, se révèle très vite une vraie enquête pour Conan. Cette enquête est pleine de suspense et m'a tenu en haleine du début a la fin.

Dans l’enquête suivante, c'est le retour des hommes en noir. Conan, Ran et son père se rendent à une soirée pour la sortir d'un jeu vidéo et Conan va essayer d'en savoir plus sur ces hommes qui sont a ses trousses.

Enfin, l’enquête suivante reprend les ficelles des précédentes : un huis-clos dans une maison. C'est ici à l'occasion d'un week-end organisé pour les fans de Sherlock Holmes.

C'est un des tomes que j'ai préféré. Si le 11 était un peu en dessous, celui-ci se révèle être à la hauteur. Vivement la suite.

Détective Conan, tome 11

Résumé : 

Face à Conan, se présente un rival de taille: Heiji Hattori, fils du commissaire principal de police de la ville d’Osaka. Garçon rempli d’orgueil et un brin prétentieux, il vient défier Shinichi dans ses enquêtes et doute sérieusement des capacités de Kogoro à les résoudre lui-même. A l’école Conan retrouve sa bande de copains... Mais avoir des camarades de jeu qui aiment jouer les détectives, ce n’est apparemment pas de tout repos...

Mon avis :

Encore un tome qui m'a beaucoup plu. Tout d'abord, il s'ouvre sur la résolution de l'enquête commencée dans le manga précédent et Conan fait encore une fois preuve de brio.

Ensuite, un meurtre a été commis lors d'une émission de télévision en direct. Cette fois l’enquête se fait à l'envers, Conan est persuadé que le présentateur est coupable, mais il faut maintenant qu'il le prouve.

Puis dans une troisième enquête, Conan va suivre Ran qui a un rendez-vous. Il est jaloux et s'incruste donc dans le café avec elle. Ran s'absente le temps d'aller faire une course et un meurtre est commis. Conan va devoir enquêter sans le père de Ran mais un autre personnage va faire son apparition pour lui prêter main forte.

Enfin, on prend la direction d'un temple bouddhiste pour y découvrir la vie des moines. La encore un meurtre est commis. J'ai beaucoup aimé le dépaysement mais je dirais que le résonnement et l’exécution du meurtre est un peu tiré par les cheveux....

jeudi 18 mai 2017

Détective Conan, tome 10

Résumé : 

Au cours d’une affaire, Shinichi est provoqué par un certain Hattori, détective lycéen tout comme lui, mais professant dans la région du Kansai. A la surprise générale, le vrai Shinichi réapparaît alors pour relever ce défi. Depuis, ce miracle qui permit à Conan de redevenir ce qu’il était, ne se reproduit malheureusement plus. En vacances aux sports d’hiver, Kogora, Ran et Conan sont à nouveaux confrontés à un meurtre mystérieux: le professeur Oyama a été assassiné dans son luxueux chalet. Grâce à un message laissé par la victime avant de mourir, Conan semble avoir découvert l’identité du coupable !

Mon avis : 

Ce dixième tome s'ouvre sur la fin de l’enquête menée lors du précédent tome et la révélation du meurtrier. Je trouve toujours un peu dommage que les enquêtes soient coupées car quand il se passe un peu de temps entre la lecture de deux tomes, il faut faire marcher ses méninges pour se souvenir de l'intrigue..... 

Vient ensuite une enquête ou un camarade de Shinichi va faire son apparition en temps que détective. Par miracle et avec une dose d'alcool, Conan va reprendre son allure d'ado et refaire pour la première fois son apparition. Ça apporte un peu de piment a l'intrigue qui tourne autour d'un meurtre dans une pièce close.

On assiste ensuite à une enquête qui m'a le plus plu. Conan et ses camarades vont enquêter dans une bibliothèque de nuit et vont découvrir bien des choses terrifiantes. Cette intrigue m'a accroché et je dois dire que j'ai eu quelques frissons et un peu la frousse. Le suspense et l'ambiance bien particulière apporte beaucoup à la réussite de cette enquête.

Enfin, on prend la direction de la montagne, pour une enquête qui ressemble à de nombreuses enquêtes précédentes  : un meurtre est commis dans un chalet clos et tous les invités présents sont potentiellement coupables. Heureusement Conan a plu d'un tour dans son sac mais pour connaître le coupable, il faudra attendre le tome suivant.

mercredi 17 mai 2017

Décompression

Résumé : 

Au mois de novembre sur l'île de Lanzarote : un séjour de plongée sous-marine se transforme en un jeu perfide de désir et de haine. L'instructeur, l'indolent Sven, est attiré dans un piège qui lui en apprendra autant sur lui-même que sur les autres. Aucun des protagonistes n'est celui qu'on imagine. Et la vengeance est un plat qui peut parfaitement se consommer sous l'eau.

Mon avis :

Décompression est un roman noir, à l'ambiance bien particulière. C'est un espèce de huis-clos entre trois personnages sur l'île de Lanzarote. Sven est un allemand, expatrié sur l'île espagnole. Il est instructeur de plongée et reçoit deux clients bien particuliers : une actrice et son compagnon écrivain. C'est alors un jeu étrange qui se développe entre eux. 

Les personnages ne sont absolument pas attachants et l'île de Lanzarote peu décrite, donc aucun dépaysement malheureusement. Ce qui est intéressant c'est la construction du roman : on alterne avec un chapitre ou Sven est le narrateur et un chapitre extrait du journal intime de notre actrice. L'alternance est une bonne idée même si par moment, le roman traîne en longueur ou certains évènements se répètent.

Je pense être passée a coté de ce roman qui a pourtant de bonnes critiques. C’était la première fois que je découvrais Juli Zeh. Je retenterai un autre de ses romans pour me faire une idée mais pour le moment je ne suis pas convaincue.

Lu dans le cadre :
- Challenge ABC 2017

dimanche 14 mai 2017

On n'empêche pas un petit coeur d'aimer

Résumé :

On n'empêche pas un petit cœur d'aimer. Surtout un petit cœur sec. Jaloux. Tordu. Malheureux. Il faut l'admettre, l'amour n'est pas l'apanage des gens aimants. D'ailleurs l'auteur avait pensé intituler son recueil de nouvelles : Infect. Nous le sommes tous plus ou moins quand nous aimons ?

Mon avis : 

A l'amour ! Claire Castillon a décidé ici ce choisir ce thème pour son recueil de nouvelles. Mais attention, l'amour n'est pas un long fleuve tranquille, non, ici, elle choisit de nous en montrer tous les mauvais coté. 
C'est caustique, parfois cru, souvent dérangeant mais au final, ça donne un bon recueil. Je ne dirais pas que j'ai aimé toutes les nouvelles, il y a en qui sortent vraiment du lot mais je dirais qu'il n'y a pas de grosses inégalités dans la qualité des nouvelles. 

J'avais lu le recueil Les messieurs, il y a peu de temps, et je dois dire que le ton et la plume m'avait surprise, j'avais eu beaucoup de mal avec l'humour bien particulier de l'auteure. Ici, je savais a quoi m'attendre et je dois dire que j'ai nettement mieux apprécié.

samedi 13 mai 2017

L'oiseau de mauvais augure

Résumé :

L'inspecteur Patrik Hedström est sur les dents. Il voudrait participer davantage aux préparatifs de son mariage avec Erica Falck, mais il n'a pas une minute à lui. La ville de Tanumshede s'apprête en effet à accueillir une émission de téléréalité et ses participants avides de célébrité, aussi tout le commissariat est mobilisé pour éviter les débordements de ces jeunes incontrôlables. Hanna Kruse, la nouvelle recrue, ne sera pas de trop. D'autant qu'une femme vient d'être retrouvée morte au volant de sa voiture, avec une alcoolémie hors du commun. La scène du carnage rappelle à Patrik un accident similaire intervenu des années auparavant. Tragique redite d'un fait divers banal ou macabre mise en scène ? Un sombre pressentiment s'empare d' l'inspecteur. Très vite, alors que tout le pays a les yeux braqués sur la petite ville, la situation s'emballe. L'émission de téléréalité dérape. Les cadavres se multiplient. Un sinistre schéma émerge...

Mon avis :

Quatrième enquête de  Patrik Hedström et de sa femme Erica Falck, L'oiseau de mauvais augure nous replonge en Suède où la ville de Tanumshede s'apprête à accueillir une émission de téléréalité. Je dois dire que je ne regarde pas ce genre d'émission et que les passages où il était question des candidats m'ont moyennement plu. Heureusement, il y a une autre enquête en parallèle, celle d'une femme retrouvé ivre morte au volant de sa voiture qui m'a plus emballée.

Nos héros sont aussi en plein préparatifs de mariage :
"Patrick contempla pensivement sa future femme. Il trouvait qu'elle affichait des tendances inquiétantes. Les boutiques de tenues de mariage faisaient peut être cet effet là aux femmes. Pour sa part, il avait qu'une seule envie, en sortir au plus vite. Avec résignation, il avait compris qu'il n'y avait qu'un seul moyen de s'en tirer. Il se força à sourire."
Mais surtout, j'ai pris plaisir a retrouver la sœur d'Erika que l'on avait quitté en mauvaise posture à la fin du tome précédent. Je suis d'ailleurs heureuse qu'elle retrouve un peu de bonheur et d'amour.

L'enquête était plutôt réussie même si ce n'est pas la meilleure mais comme toujours Camilla Lackberg termine son roman de manière sublime. Je suis impatiente maintenant de découvrir la suite qui laisse présager à nouveau un excellent tome. J'espère d'ailleurs qu'Erika sera plus présente en tant d'enquêtrice plutôt qu'en tant que Femme et maman, car je l'a trouve excellente dans ce rôle.

Lu dans le cadre du challenge :
- Bookineurs en couleurs #3.4 - NOIR 

Pétronille

Résumé : 

« Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. »

Mon avis :

Retrouver Amélie Nothomb est toujours un plaisir et je dois dire que je me suis encore une fois régalée avec Pétronille. 

Amélie aime l'ivresse et surtout le champagne, mais boire seule ne lui convient pas. 
"L'ivresse ne s'improvise pas. Elle relève de l'art, qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part."
C'est alors qu'elle rencontre Pétronille et que cette dernière devient sa compagne de boisson. 
"Le garçon avait apporté des cacahuètes, ce qui dénotait un curieux sens des valeurs. Autant lire Tourgueniev en écoutant « la danse des canards ». Pétronille n'y toucha pas à mon soulagement.
J'ai tendance à boire vite, même quand c'est excellent. Ce n'est pas la pire manière de faire honneur. Le champagne ne m'a jamais reproché mon enthousiasme, qui ne correspond absolument pas à un manque d'attention de ma part. Si je bois vite c'est aussi pour ne pas laisser réchauffer l'élixir
."

Comme d'habitude, la plume de l'auteure est belle, pleine de beaux mots et d'expression qui font que l'on  pourrait reconnaître son style parmi tant d'autres. L'intrigue m'a plu car il faut dire que Pétronille est un personnage haut en couleur. La fin, par contre, manque un peu d'originalité, car il me semble que ce n'est pas le premier de ses romans qui se terminent ainsi....

Les liaisons culinaires

Résumé : 


Nana a deux amants : Dimitris et Damoclès. Elle est aussi friande de bons petits plats que gourmande des délices de l'amour, et les deux hommes rivalisent de talent dans l'un et l'autre domaines pour gagner sa préférence.
En dix-sept menus et autant de rendez-vous galants, Andréas Staïkos campe une intrigue théâtrale, drôle et savoureuse, qui invite à considérer la gastronomie comme un art et un plaisir sensuel en soi, mais aussi comme le préambule ou la métaphore d'autres voluptés. Dans son livre de recettes pétillant d'esprit et d'originalité, qui fait la part belle aux spécialités grecques tout en plongeant ses personnages dans un piquant marivaudage assaisonné des raffinements du XVIIIe siècle, les plats sont cuisinés avec amour, parlent d'amour et invitent à l'amour.

Mon avis : 

Un voyage en Grèce, ça vous dit ? A travers une centaine de pages, c'est la gastronomie Grecque que l'on découvre dans les pages d'Andras Staïkos.  

On suit trois personnages : Nana, une jeune femme mariée qui a deux amants Dimitris et Damoclès. C'est deux là, vont rivaliser a coup de bons petits plats pour conquérir Nana dont ils sont fous amoureux. Mais ils ne sont pas au bout de leur surprise car Nana a plus d'un tour dans son sac.

C'est très bien écrit, on salive a chaque page, d'autant que le livre s'accompagne de chaque recette de cuisine et surtout c'est très drôle. Le livre est en effet bourré d'humour et l'on rit du début a la fin.

Lu dans le cadre du challenge :
- Dans toutes les langues

mardi 9 mai 2017

L'apprentie geisha

Résumé : 

O-Tsuru ("la grue"), appelée ainsi parce que petite elle avait l'habitude de se tenir sur un pied pour réchauffer l'autre, a été vendue par ses parents pour qu'elle devienne une geisha.
Elle va donc commencer comme shikomikka ("apprentie") dans une okiya : la maison où vivent les geishas. En faisant les commissions de ses aînées, Tsuru va découvrir la vie de ses femmes.
Enfin, un jour, son tour arrive. Elle se rend dans la chambre de son bienfaiteur. Celui qui, en payant les frais de cérémonie, va la faire entrer dans le monde des geishas. Tsuru va alors prendre le nom de Tsurugiku et devenir une geisha célèbre dans le monde des plaisirs.

Mon avis :

L'apprentie geisha a été une découverte totale. Tout d'abord, je n'en avais jamais entendu parler, ni lu aucune critique et je dois dire qu'il m'a fait de l’œil sur l’étagère d’Emmaüs ou j'ai décidé de lui donné une seconde vie. J'ai vraiment été conquise.

Pour avoir lu plusieurs romans, notamment Geisha d'Arthur Golden, j'ai peu appris sur ce milieu bien particulier. Malgré tout, c'est toujours plaisant de se plonger dans ce Japon d'avant-guerre.

Notre héroïne est attachante, et l'on se régale à suivre ses aventures et son parcours. Les dessins sont très beaux et apportent beaucoup au manga. Le manga est poétique, sans tabou concernant les geisha mais aussi tout en subtilité et jamais vulgaire. C'est une belle découverte que je ne peux que conseiller.

lundi 8 mai 2017

Journal d'un vampire en pyjama

Résumé :

« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. »

Mon avis : 

Un grand merci à Bookwormette pour avoir organisé cette lecture commune sur Livraddict car ça m'a permis de sortir ce livre de ma PAL. Autant vous le dire de suite : je l'ai dévoré d'une traite, sans pouvoir aller me coucher avant d'attendre la dernière page!

J'ai retrouvé avec plaisir la plume de Mathias Malzieu, une écriture que j'aime autant dans les livres que dans ses chansons. J'ai été un peu perturbé lors des premières pages, car on retrouve un Mathias Malzieu, très affaibli par la maladie. Pour l'avoir vu, sur scène, il y a quelques années, avec son groupe Dionysos, c’était tout le contraire que je retenais de lui. Mais très vite, on est happé et l'on suit l'avancée de Mathias et son combat contre la maladie. Il arrive avec brio à en parler sans jamais tomber dans le voyeurisme, sans trop se dévoiler. 

J'ai été impressionné par le parallèle que l'auteur arrive à faire avec ses précédents écrits et personnages. Ça m'a d'ailleurs donné envie de très vite lire certains de ses romans que je n'ai pas encore découvert. Mais surtout c'est un très bel hommage à tous les gens qui l'on soutenu (Rosy, sa compagne, son père, sa sœur) mais aussi tout le personnel soignant.

Lu dans le cadre :
- Lecture commune
- Bookineurs en couleurs #3.4 - NOIR


samedi 6 mai 2017

Le crime : Histoire d'amour

Résumé :


Avant ils étaient heureux, une famille heureuse, et puis ils l’avaient appris et leur vie était devenue un enfer. Ils ont tout caché, surtout pour leur fille, mais se sont engagés à lui parler le jour de ses dix-huit ans. Tous les trois ils ont attendu ce jour et craint son arrivée. La mère veut, contre vents et marées, tenir sa promesse. Le père doute que la vérité les libère du cauchemar qu’est leur vie. La fille se révolte, essaie de survivre, de les tenir à l’écart, elle les hait autant qu’elle les aime. Elle vit loin d’eux, entourée d’amis bien intentionnés, qui l’aiment, eux. Le Crime est l’histoire inquiétante d’une journée fatale, dont le souvenir obsède longtemps le lecteur, épouvanté et désolé de ce grand gâchis que peut être toute vie. Arni Thorarinsson prouve, une fois encore, son immense talent.


Mon avis : 

La littérature scandinave est plein de belles surprises est Le crime, histoire d'amour en est une nouvelle fois la preuve ! On plonge dans un court roman noir, un récit à trois voix où cohabite, le père, la mère et la fille. Mais attention, ici, il ne s'agit pas d'une famille unie mais au contraire, nous avons affaire à une famille qui à complètement éclatée suite à la révélation d'un secret que seuls les parents détiennent. Leur fille fête ses 18 ans et ils lui ont fait la promesse de lui révéler ce jour-là. "Avant ils étaient heureux, une famille heureuse, et puis ils l’avaient appris et leur vie était devenue un enfer. Ils ont tout caché, surtout pour leur fille, mais se sont engagés à lui parler le jour de ses dix-huit ans. Tous les trois ils ont attendu ce jour et craint son arrivée."

Le mystère plane pendant les trois quart du livre, et pour le lecteur c'est très dur de ne pas savoir. Qu'est-ce qui a pu éclater cette famille qui avait pourtant tout pour être heureuse ? Honnêtement, je m'attendais à tout sauf ça !

L'écriture de l'auteur est vraiment très belle et pour une première lecture d'un roman d'Arni Thorarinsson, je suis conquise. Il y a de magnifiques passages notamment celui-ci :
"Tu te demandes peut-être pourquoi la litterature m'a tellement passionnée. Et si tu imagines que les romans ont été pour moi une échappatoire, une manière de fuir la réalité et sa plénitude, alors tu vises on ne peut plus juste. Les clichés recèlent toujours une part de vérité. "

Lu dans le cadre des challenges :
- ABC thriller / policier
- Challenge Bookineurs en couleurs #3.4 - NOIR

vendredi 5 mai 2017

Mr Mercedes

Résumé :

Midwest 2009. Un salon de l'emploi. Dans l'aube glacée, des centaine de chômeurs en quête d'un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s'est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l'ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris. 

Mon avis :

Je dois vous faire un aveu : je n'avais encore jamais lu un seul livre de Stephen King ! Oui je sais, mais bon comme on dit souvent : mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ? J'ai donc débuté avec Mr Mercedes, pas totalement au hasard, puisque je me suis inscrite a une lecture commune, sur Livraddict, organisée par Leeloo lit tout. C’était l'occasion rêver pour sortir le roman de ma PAL et puis pour débuter avec l'auteur.

Je ne vous cache pas que le début a été laborieux : j'ai eu énormément de mal à rentrer dans l'histoire et ceci pour deux raisons. Tout d'abord, le livre est assez lent au départ, l'auteur installe son intrigue, ses personnages. Mais surtout, c'est le style qui me déplaisait et j'avoue que je suis, même encore maintenant, assez sceptique sur le langage cru, parfois vulgaire de l'auteur. 

Une fois, passé, c'est deux freins, l'intrigue est quand à elle très prenante. J'ai pris plaisir à enquêter au coté de Bill Hodges, vieil ours retraité, ancien flic qui reprend du service pour enquêter sur Mr Mercedes, un homme qui, quelques années auparavant a volé une Mercedes et foncé dans une foule, tuant un paquet d'innocents. J'ai moins aimé les passages concernant ce fameux Mr Mercedes, qui est un personnage complètement cinglé.

Bref, je suis totalement conquise par l'intrigue, un petit peu moins par la plume de l'auteur mais ce roman m'a donné envie d'en découvrir davantage sur Stephen King, d'autant que d'autres de ses romans m'attendent bien sagement.

Lu dans le cadre :
- Lecture commune
- ABC thriller / policier

La photo qui tue

Résumé :

Un appareil photo d'occasion bien embarrassant, une antique baignoire en fonte d'où s'écoule du sang, un bus de nuit sans passager, un ordinateur démodé qui affiche des messages inquiétants, un souvenir rapporté de vacances...
Neuf histoires à glacer le sang, où la réalité la plus anodine glisse inexorablement vers le cauchemar.

Mon avis :

Je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce recueil de nouvelles pour adolescents et je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ma lecture. 

Le livre débute avec la nouvelle La photo qui tue, qui donne son nom au recueil. C'est l'histoire d'un jeune garçon qui dégote dans une brocante un appareil photo d'occasion pour son père. Seulement, des que l'on prend une photo d'une personne celle-ci meurt. Cette nouvelle est vraiment bien construite et surtout la chute est fabuleuse et inattendue.
Vient ensuite Bain de Nuit, ou l'on fait la connaissance d'une jeune fille dont les parents chinent sans cesse des objets anciens pour leur maison. Jusqu'au jour, ou, ils ramènent une très vieille baignoire. Prendre des bains va très vite tourner au cauchemar pour notre jeune adolescente. Encore une fois j'ai aimé la chute.
Transport éclair, nous conte l'histoire d'un jeune garçon qui hérite de l'ordinateur d'un journaliste hippique décédé il y a peu. Cet ordinateur va s'avérer très étrange.
Le bus de nuit est certainement ma nouvelle préférée. Il s'agit de l'histoire de deux ados qui reviennent de soirée et n'ont pas de transports pour rentrer chez eux. Ils voient un bus de nuit et décident de monter dedans. Mais attention, il s'agit d'un bus bien particulier.
L'horrible rêve de Harriet, est l'histoire d'un cauchemar qu'une jeune fille est en train de faire. C'est une nouvelle qui fait froid dans le dos.
Peur, est sans doute la nouvelle qui m'a le moins plu. J'ai trouvé le personnage principal détestable et j'ai eu un peu de mal a saisir la fin....
Jeux vidéo est une nouvelle sans grande surprise car a la lecture du titre et des premières lignes, j'ai réussi à deviner ce qui allait se passer dans la suite de l'histoire. Un jeune homme postule pour une nouveau job est se retrouve dans un sacré pétrin.
L'homme au visage jaune, est une nouvelle vraiment touchante, d'un jeune garçon qui décide de se prendre en photo dans le photomaton d'une gare avec de prendre le train avec son oncle et sa tante. On découvre ensuite que le destin peut-être bien cruel et qu'il suffit de pas grand chose pour que tout bascule.
Enfin L'oreille de singe vient clôturer ce recueil avec humour. On découvre un couple de "bof" (désolée du terme mais je n'en trouve aucun autre pour les qualifier) en vacances à Marrakech avec leur fils. Lors d'une visite dans le souk, ils achètent l'oreille d'un singe qui est capable d'exercer quatre vœux. Seulement rien ne se passe vraiment comme prévu.

C'est encore un bon moment de lecture pour un roman d'Anthony Horowitz que j'avais découvert avec La Maison de soie.  

Lu dans le cadre du challenge :
- Bookineurs en couleurs #3.4 - NOIR

jeudi 4 mai 2017

Tess d'Urberville

Résumé : 

Jeune paysanne innocente placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d'Urberville, un de ses jeunes maîtres. L'enfant qu'elle met au monde meurt en naissant.
Dans la puritaine société anglaise de la fin du XIXe siècle, c'est là une faute irrémissible, que la jeune fille aura le tort de ne pas vouloir dissimuler. Dès lors, son destin est une descente aux enfers de la honte et de la déchéance.

Mon avis : 

Je remercie tout d'abord Stellade d'avoir organisé, une lecture commune sur Livraddict, ce qui m'a permit de sortir ce roman de ma PAL. Une nouvelle fois, ça a été  un plaisir de retrouver Thomas Hardy.

Comme dans Loin de la foule déchaînée, ce roman tourne autour d'un personnage féminin. Tess est une jeune femme de caractère au destin peu banal. En effet, des les premières pages, on pressent que l'auteur ne va pas épargner son héroïne et c'est une vraie tragédie qui se déroule sous nos yeux. Tess va enchaîner les malheurs, malchances et problèmes.
La fin m'a choqué, je m'attendais a tout sauf a ça et je dois dire que c'est une sacré chute.

La plume de Thomas Hardy est toujours aussi agréable. Pour un classique, ça se lit très facilement et surtout l'auteur truffé son texte d'humour so British !

C'est une très belle découverte et je ne tarderai pas a lire un autre roman de l'auteur qui pour l'instant ne m'a jamais déçu.

Lu dans le cadre :
- Lecture commune sur livraddict
- Challenge so classic


Challenge Bookineurs en couleurs #3.4 - NOIR



Je me lance dans un nouveau challenge sur Livraddict : Bookineurs en couleurs, organisé par Luna.
Pour cette session, le but est de lire le plus possible de livres dont la couverture est noire du 1er mai au 02 juillet 2017.

Je me suis préparée une petite liste et mon but et bien évidemment de vider un max ma monstrueuse PAL.

MES LECTURES :

- La photo qui tue / Anthony Horowitz [ma critique]
- Journal d'un vampire en pyjama / Mathias Malzieu [ma critique]
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Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre / Luis Sepúlveda [ma critique]